LE SUCRE

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Le baromètre santé nutrition 2008

Quelles évolutions sur les produits sucrés ?

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Le baromètre santé nutrition 2008

Le Baromètre santé nutrition 2008 de l'INPES

Publié mardi 26 janvier 2010, le Baromètre santé nutrition 2008 de l'INPES1  fait l’objet de nombreuses reprises dans les médias, et ce à juste titre car l’étude est importante, sérieuse et abonde de résultats chiffrés sur l’évolution des représentations et pratiques alimentaires des Français entre 1996 et 2008.

Constat singulier

C’est le plaisir gustatif qui est évoqué en premier par plus d’un quart de la population adulte en 2008, alors qu’il y a quinze ans, manger représentait surtout « un acte indispensable pour vivre ». Pour plus de neuf personnes sur dix, faire la cuisine est à la fois synonyme d’alimentation saine et de convivialité. A noter aussi que la santé et le budget sont les facteurs influençant la composition des repas qui ont le plus progressé.

Certaines reprises se font l’écho d’une évolution des pratiques globalement positive, d’autres insistent sur des consommations d’aliments qui n’évolueraient pas favorablement.

Qu’en est-il des produits sucrés et des boissons sucrées ?
Il faut d’abord rappeler que les données de consommations, relevées dans ce baromètre par enquête téléphonique, sont principalement issues d’un rappel de 24 heures, où l’interviewé énumère tous les aliments qu’il a consommés la veille, pendant et en dehors de repas. Il s’agit d’une méthode de relevé tout à fait éprouvée mais les consommations du Baromètre INPES correspondent à un nombre de prise d’aliments ou à un taux de consommateurs,  et s’apparentent plus à une fréquence qu’à une quantité d’aliments précisément évaluée et ingérée.

Chez les 18-75 ans

On observe une très légère augmentation du taux de consommateurs de produits sucrés "au moins une fois la veille" entre 1996 et 2008. Cette tendance n’est pas significative chez les femmes. La tendance est à la stabilité chez les 12-17 ans, qui demeurent en fréquence les plus forts consommateurs ;  on constate une baisse notable chez les 18-25 ans depuis 2002.
Les aliments sucrés incluent les confiseries, le sucre et les édulcorants, le chocolat, la confiture, les viennoiseries, les biscuits, les desserts lactés, les glaces.


A noter que cette catégorie inclut aussi les produits sucrés allégés en sucres. Au final, une catégorie très large qui fait l’objet d’au moins une consommation quotidienne en moyenne par 74,8 % des interviewés. On notera que les individus ayant un revenu moyen à élevé, de même ceux dont le niveau de diplôme est élevé, ont une probabilité plus grande d’avoir mangé au moins un produit sucré la veille.

Boissons sucrées

Le taux de consommateurs de boissons sucrées, resté stable entre 1996 et 2002 a augmenté entre 2002 et 2008, mais uniquement chez les hommes.
Les boissons sucrées regroupent les sirops, les sodas, la limonade, l’orangeade (jus de fruits ?) et le cola.
Environ une personne sur cinq (22%) déclare avoir bu la veille au moins une fois une boisson sucrée, cela concernant plus les hommes que les femmes et plutôt les jeunes que les aînés (40 % des 12-25 ans,  contre 9% des 40-75 ans). Les titulaires d’un bac+5 ou plus sont moins nombreux que les personnes à niveau de diplôme inférieur au bac à avoir bu une boisson sucrée la veille ; en revanche, il n’y a pas de lien entre fréquence de consommation de boissons et niveau de revenu.
Les auteurs du baromètre INPES rappellent que, sur ces 2 catégories d’aliments sucrés, il n’y a pas de recommandations en termes de fréquence ni de quantités. Les évolutions sur ces catégories d’aliments très larges, incluant les allégés en sucres, sont intéressantes à analyser auprès de populations ou de classes d’âge spécifiques. Mais elles demeurent peu significatives à l’échelle de la population et complexes à interpréter.
Ainsi, il est difficile de considérer que les Français consomment plus ou moins de produits sucrés qu’auparavant, le taux de consommateurs n’étant pas l’indicateur d’une quantité consommée. Ni d’ailleurs de conclure d’après ce Baromètre que les Français mangent, ni même boivent, « trop sucré ».



(1) Le Baromètre santé nutrition 2008 a été réalisé entre janvier et février 2008 auprès d’un échantillon constitué par la méthode aléatoire de 4 714 personnes âgées de 12 à 75 ans, Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé.
www.inpes.sante.fr,  
Baromètre santé nutrition 2008, Coll. "Baromètres santé", Hélène Escalon Claire Bossard François Beck, 424 p.