LE SUCRE

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Marketing et illusions d'optique

Calories perçues

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Le Sucre : Marketing et illusions d'optique

La perception visuelle des portions, l'image qualitative des produits, et les allégations nutritionnelles peuvent, selon certaines études récentes, inciter les consommateurs à absorber plus de calories qu'ils ne le pensent… Plongée dans des expériences édifiantes, à la découverte de mécanismes jusque-là ignorés.

 

Quantité perçue et quantité absorbée, même combat ?


« Quand on cherche à perdre du poids, ce que l’on mange est plus important que la quantité que l’on mange. » C’est ce qu’affirment 78% des Américains ainsi que nombre de Français. Cela explique l’engouement pour les aliments « basses calories » et les produits « allégés ». Parallèlement, la courbe du surpoids et de l’obésité continue d’augmenter. 


C’est pourquoi des experts comme Pierre Chandon, spécialiste en psychologie alimentaire et professeur de marketing à l’INSEAD, s’intéressent à l’écart entre quantité perçue et quantité réellement absorbées : « Nous commençons seulement à explorer dans quelle mesure les décisions alimentaires sont fortement conditionnées par des illusions d’optique. » Ils ont, à ce jour, observé trois faits essentiels qui faussent la perception : la vue, l’image des produits et les allégations nutritionnelles.  


La vue joue les faux amis


Afin d’estimer le volume ou le poids des aliments, les individus s’appuient sur leur perception visuelle… Mais leurs yeux ne sont pas experts pour cette évaluation et sont trompés par des illusions d’optique. La forme des packagings influe sur la perception calorique : « A contenance identique, une cannette de tel soft drink est jugée contenir davantage de boisson qu’une de telle autre marque, parce qu’elle est plus haute et moins large », note Pierre Chandon.


De même au niveau de l’assiette, une double portion est perçue comme 50% plus calorique au lieu de 100% plus. Ainsi, un repas de 1 500 calories est sous-estimé en moyenne à 800 calories. Les consommateurs ne sont pas capables d’ajuster les apports caloriques de la journée par rapport aux dépenses énergétiques en se fiant à leurs yeux. 


Le « halo santé » : un mirage des temps modernes


La perception de la qualité nutritionnelle d’un produit intervient également : les calories des produits jugés « bons » sont systématiquement sous-estimées, celles des « mauvais » surestimées. Par exemple, pour la majorité des personnes testées, le nombre de calories de 284g Muesli est sous-estimé de 28 % alors qu’il est surestimé de 9 % pour 284g de  bonbons chocolatés. 


De plus, si ces deux produits sont présentés comme « à faible teneur en matières grasses », les calories perçues chutent de 26% pour le muesli et de 18 % pour les bonbons. C’est ce que les spécialistes appellent l’effet de « halo » lié aux allégations nutritionnelles. 


L'illusion des « bons » ou « mauvais » aliments


Si l’on considère un plat constitué d’aliments jugés « bons » et d’autres « mauvais » pour la santé, la perception de la quantité de calories est encore plus brouillée. Par exemple, un cheeseburger assorti d’une salade est jugé moins calorique qu’un cheeseburger seul. Il y a comme un effet de « calories négatives » perçues dans les aliments « bons » pour la santé. Le gouvernement américain va imposer la mention des calories. Les consommateurs pourront constater qu’il y a deux fois plus de calories dans un grand soda par rapport à un moyen…


De nouveaux champs de réflexion


Redonner des notions de quantités, réintroduire des petits formats, réfléchir plat par plat et non pas par menu complet : autant d’idées à creuser pour une meilleure estimation des quantités. Savoir « combien est trop » pour ne pas se laisser influencer par l’environnement marketing et publicitaire pour, au final, mieux adapter les apports alimentaires aux dépenses : une piste à explorer… 

 

INFO NUTRITION

Le terme "sucre" (au singulier) s'applique uniquement au saccharose, tandis que le terme "sucres" (au pluriel) recouvre tous les glucides simples à goût sucré (fructose, saccharose, lactose).

Idée recette

Carpaccio et mousse d’ananas
Vitaminée, sucrée, acidulée… Voici une recette aérienne et délicieuse que vous allez adorer ! Grâce aux fibres de l’ananas et à la légèreté de la mousse, ce dessert arrivera en parfaite conclusion d’un repas un peu trop riche.

Vidéo

Au fil des études et des recherches, les scientifiques et les nutritionnistes se sont rendu compte de l’importance du sucre pour le bien-être et l’équilibre de chacun. En quoi le sucre a-t-il sa place dans une alimentation équilibrée ?